Saisons et climat

De La Garde de Nuit
Aller à : navigation, rechercher

Les cycles saisonniers et leur influence sur le climat général du monde connu sont particuliers. Malgré l'existence d'étés, d'automnes, d'hivers et de printemps, ceux-ci connaissent des longueurs et des fréquences très variables. Ainsi, les saisons durent généralement plusieurs années et marquent parfois cruellement la vie des peuples[1]. L'explication de cette longueur variable des saisons semble de nature magique[2][3], et fait peut-être aussi intervenir l'inclinaison de l'axe de rotation de la planète[4], ce qui serait en accord avec la corrélation observée entre les saisons et la durée d'ensoleillement[5].

Les hivers semblent généralement s'étendre sur une à deux années[N 1] avec des intensités très variables. Ainsi, la période hivernale de trois ans qui s'est déroulée aux alentours de l'an 273 est considérée comme un hiver cruel[5]. Les étés semblent présenter fréquemment des durées plus longues de quelques années.

De manière générale, le continent de Westeros est le plus affecté par ces variations saisonnières, notamment du fait de sa plus grande extension vers le nord, Essos ne s'étendant guère au-delà de la latitude du Neck[6].

Saisons et compte du temps

Saisons et années

Il faut noter que les cycles saisonniers n'ont aucun rapport avec la mesure de l'écoulement du temps. Celle-ci est basée sur des données astronomiques telles que les cycles lunaires et l'évolution des positions des douze Maisons astrales qui permettent de repérer avec précision la révolution de la planète autour du soleil[7].

Saisons et journées

Les saisons sont en revanche liées à la longueur des jours, les étés étant caractérisés par des journées plus longues alors que les hivers présentent un rallongement des nuits. Ainsi, la légendaire Longue Nuit correspond à un hiver très long lors duquel Westeros semble avoir connu une nuit de plusieurs années[8].

Effets des saisons sur Westeros

L'effet de ce rythme pluriannuel des saisons sur la flore (et sur l'agriculture) est mal connu, mais il semble certain que les plantes cultivées ont un cycle de vie plus court que les saisons : les paysans font ainsi plusieurs récoltes pendant chaque saison, et jusqu'au seuil de l'hiver[9].

Du fait de l'importance des saisons sur la vie de la population des Sept Couronnes, les mestres surveillent attentivement les changements climatiques grâce à leurs connaissances en astronomie, notamment en mesurant la longueur des journées. Tous les relevés effectués par les mestres des Sept Couronnes sont envoyés à la Citadelle où le Conclave prend la responsabilité d'annoncer la fin de l'été puis la venue de l'hiver lui-même[10]. Pour ce faire, la Citadelle emploie des corbeaux blancs caractéristiques[11].

Hivers

Dans les Sept Couronnes, et plus généralement à Westeros, c'est le Nord (et par extension l'au-delà du Mur) qui présente le climat le plus rude. En effet, les chutes de neige n'y sont pas rares en été (même si les terres restent cultivables) et les hivers y sont très rudes, forçant les populations à stocker des provisions pour des périodes assez longues (même si la chasse et la pêche permettent encore d'accéder à des ressources alimentaires)[1]. Afin de réduire le nombre de bouches à nourrir, certains Nordiens (dont les clans) ont institué la coutume d'envoyer les anciens « chasser », expéditions d'où ils ne sont pas censés revenir[12].

Les autres Couronnes connaissent aussi des hivers rudes, mais les chutes de neige sont de moins en moins fréquentes à mesure que l'on descend au sud du Neck. Ainsi, si la neige touche abondamment les reliefs du Val d'Arryn, le Conflans et les terres de l'Ouest, elles sont beaucoup plus rares dans les plaines du Bief, des terres de la Couronne et des terres de l'Orage. Dorne, à l'exception des montagnes Rouges, n'est presque jamais touchée par les neiges, même si l'hiver correspond à une chute notable des températures[13].

Sur les mers, l'hiver est annonciateur de tempêtes qui, quoique moins fréquentes que celles d'automne, sont encore plus redoutées par les navigateurs[14].

Étés

De fait, les longs étés procurent des récoltes abondantes, mais peuvent aussi entrainer des périodes de sécheresse et de canicule. Dans l'esprit des gens, la dernière année d'un été particulièrement long est toujours la plus chaude. Cela provient notamment du fait qu'avec le refroidissement général de l'atmosphère, les regains de chaleur des périodes de fin d'été semblent beaucoup plus torrides[15]. Ce phénomène est appelé « été des esprits »[16].

Saisons de transition

Les saisons de transition entre les longues périodes d'été et d'hiver présentent des caractéristiques propres.

Ainsi, les automnes (qui peuvent durer près d'une année[N 2]) sont généralement marqués par de fortes pluies qui entrainent des crues importantes des rivières. Les tempêtes d'automne, très fréquentes, rendent la navigation parfois difficile[17].

Les printemps s'accompagnent d'un radoucissement des températures et d'un allongement des journées marquant la fin de la période hivernale. Cette période entraine aussi parfois son lot d'épidémies à la sortie de l'hiver. Par exemple, le Fléau de Printemps de l'an 209 éprouva durement les populations des Sept Couronnes.

Les saisons connaissent aussi des cycles internes, avec des radoucissements en hiver (appelés « printemps trompeurs », comme celui de l'an 281), et des refroidissements en été (les chutes de neige dans le Nord).

Saisons et mythes

Ces cycles saisonniers particuliers ont une grande incidence sur l'imaginaire des peuples qui les subissent. Ainsi, on assiste à une quasi personnification de l'hiver en tant qu'incarnation du mal (voir les croyances des prêtres rouges du culte de R'hllor). On le retrouve aussi dans les devises de certaines maisons du Nord, comme « l'hiver vient » des Stark ou « le soleil de l'hiver » de la maison Karstark. Cependant, à l'époque du règne de Robert Baratheon, le long été de près de dix années que connaissent les Sept Couronnes semble avoir chassé la crainte d'un retour de la Longue Nuit et des créatures légendaires du froid que sont les Autres, ce qui explique en partie la déchéance progressive de l'ordre séculaire de la Garde de Nuit, fondé initialement pour préserver le royaume d'un tel péril. La crainte des hivers longs s'exprime toutefois par la croyance populaire que les étés longs sont toujours suivis d'hivers plus longs encore[15].

Les cultes (en particulier la religion des Sept) promettent la venue de l'Été Suprême, été sans fin dont l'avènement ne sera possible qu'avec la fin des péchés des hommes[5].

Certaines croyances populaires semblent indiquer un lien entre l'existence des dragons et les saisons. Ainsi, depuis la mort du dernier dragon de la maison Targaryen sous le règne d'Aegon III Targaryen, les étés semblent être plus courts et les hivers toujours plus longs[18].

Saisons et histoire

Il est difficile de retracer une chronologie précise des saisons. Cependant, un certain nombre d'évènements climatiques ont marqué les esprits des habitants des Sept Couronnes et nous sont donc connus :

  • en l'an 211, un été torride qui entraine des sécheresses inquiétantes[18] ;
  • vers les années 221 à 233 : un été très long (presque dix ans) qui marque le règne de Maekar I Targaryen et qui est suivi par un hiver très rude[15] ;
  • vers l'an 273, un hiver très rude de près de trois ans[5] ;
  • en l'an 281, l'année dite du printemps trompeur, qui est marquée par un radoucissement des températures qui fait croire à la sortie de l'hiver[22] ;
  • depuis la fin de l'an 288, l'été le plus long connu de mémoire humaine et qui va durer dix ans, deux lunes et seize jours[11].

Voir aussi

Climatologie

Articles connexes

Notes et références

Notes

  1. Le lord Intendant de la Garde de Nuit Bowen Marsh considère que trois à quatre années de provisions en début d'hiver est une situation satisfaisante (cf. A Dance with Dragons, Chapitre 18, Jon).
  2. Dans la saga, entre l'annonce de la fin de l'été au début d' A Clash of Kings et les premières neiges dans le Conflans à la fin d' A Feast for Crows, il se déroule près d'une année (cf. la chronologie de la saga).

Références